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Cent Haïkus nécromantiques, poésie
Format: 14x20 cm./broché/114 pages/Prix EUR: 15,00
 

 

     Plus radicale encore que la célèbre devise anarchiste : ni dieu ni maître, celle de Théophile de Giraud pourrait bien être, et demeurer à jamais ; ni mieux ni naître ! Ni projet, ni progrès en effet, no futur et sinon no « foutrure » du moins pas de progéniture, foutre dieu ! D’ailleurs Giraud, l’antinataliste, nous le rappelle ; la plupart du temps notre amour sent l’ail et rien de tel pour le signifier clairement que de pratiquer l’haïkaï ! Un haïkaï entre débrouille et débraille bien sûr car foin des ces 5-7-5, penta-hepta-repenta, qui marchent au pas ! Les mots de désordre n’aiment pas ça que je sache ! Giraud les écrit du reste au débotté ! Au noir de noir ou pire : carrément à la tronçonneuse à bille !  Il taille dans le vif, le bougre !  Il dépèce le

convenu et dépiaute le retors tout en parodiant les deux à la fois ! Sa salle d’op est une boucherie et son cabinet d’obstétrique un cimetière pour pères et mères prématurément voués aux regrets éternels ! Mabuse s’en fût délecté sans censure ! Bref ! le tranche haï-Kouilles fonctionne à plein régime antipaternité et plutôt que de tourner sept fois sa langue dans la bouche avant de parler pour la postérité, on remplace le « moteur ! moteur ! » qu’hurlent les réalisateurs de films par un double et cinglant « mother ! mother ! » et tout de suite « coupez » ! Au demeurant, est-ce peut-être ainsi qu’il faut lire ces haïkus nécromantiques de Giraud ? Morceau à morceau jusqu’à l’os au point de l’avoir dans l’os ! En s’arrêtant sur telle forgerie ou telle trouvaille qui relève de l’héraldique verbale via le blason des corps laminés ! Agacé parfois, irrité même, mais toujours curieux, titillé, aiguillonné par la langue fourchue de ce diable de Giraud et sa pêche d’enfer !

Jean-Pierre VERHEGGEN

 

     Verheggen a raison de parler de la langue fourchue de ce diable de Giraud et sa pêche d’enfer : Théophile de Giraud, à qui on devait déjà un monumental « De l’impertinence de procréer » salué par André Blavier, publie avec ses « Cent Haïkus nécromantiques » un concentré de poésie dévastatrice où un maître conceptuel, syntaxique et lexical explose littéralement de talent. Une valeur d’avenir, à acheter !

Jacques de DECKER, LE SOIR 18.02.05

 

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